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 ROYAUME DES ETATS UNIS D'AFRIQUE - AFRICAN US STREET KINGDOM 
WELCOME IN THE HOLY KINGDOM OF UNITED STATES OF AFRICA , THE GROOVY POLITIC NATION , " GROOVY POLITIC " IS HOW DOING POLITIC ON THE BEAT ! « Guest » DO NOT THINK OF WHAT THE UNITED STATES OF AFRICA CAN DO FOR YOU , BUT RATHER THINK OF WHAT YOU CAN DO FOR THE CONSTRUCTION OF THIS DIVINE NATION !!! AND SO WE SHALL CALL YOU ONE DAY THE PRINCE AND PRINCESS OF AFRICA ... JÉSUS CHRIST OUR GROOVY POLITIC PRESIDENT KING BLESS YOU - BIENVENU(E) DANS LE SAINT ROYAUME DES ÉTATS UNIS D'AFRIQUE ET DE LA NOUVELLE FRANCOPHONIE - LA NATION DE LA POLITIQUE INSTRU , " LA POLITIQUE INSTRU " C'EST COMMENT FAIRE DE LA POLITIQUE SUR L'INSTRUMENTAL / CHER(E) « Guest » , NE VOUS DEMANDEZ JAMAIS CE QUE LES ÉTATS UNIS D'AFRIQUE POURRAIENT FAIRE POUR VOUS MAIS PLUTÔT CE QUE VOUS POURRIEZ FAIRE POUR LA CONSTRUCTION DE CETTE DIVINE NATION !!! C'EST AINSI QU'ON VOUS APPELLERA UN JOUR PRINCESSE ET PRINCE D'AFRIQUE ... « Guest » NE VOUS DEMANDEZ JAMAIS CE QUE LA NOUVELLE FRANCOPHONIE POURRAIT FAIRE POUR VOUS MAIS PLUTÔT CE QUE VOUS POURRIEZ FAIRE POUR QU'ELLE SOIT !!! C'EST AINSI QU'ON VOUS APPELLERA UN JOUR PRINCESSE ET PRINCE DE FRANCE ... JÉSUS CHRIST NOTRE PRESIDENT POLITIQUE INSTRU VOUS BÉNIT
 
Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ?

 
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PostPosted: 08/06/2008 23:45:39    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

Chers frères et sœurs je vous prie de bien vouloir découvrir l'intégralité de l'interview du Président Laurent Gbagbo diffusé sur France 24 et réalisé par Monsieur Ulysse Gosset sur France 24

http://www.20mai.net/2008/06/07/interview-de-laurent-gbagbo-sur-france24/


Que Dieu vous bénisse




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PostPosted: 09/06/2008 10:06:42    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

http://www.20mai.net/2008/06/07/interview-de-laurent-gbagbo-sur-france24/
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PostPosted: 02/01/2009 15:03:56    Post subject: LAURENT GBAGBO Reply with quote

Laurent Koudou Gbagbo

Président de la République


http://www.abidjan.net/qui/profil.asp?id=61





Qui est Laurent Koudou Gbagbo ?

«L`arbre ne craint pas l`oiseau», disait Félix Houphouët-Boigny de son opposant historique, tour à tour emprisonné et exilé. Sept ans après la mort du «Vieux», en 1993, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) accède, à 55 ans, à la magistrature suprême, au terme d`élections controversées. Le pays n`a connu jusque-là que le règne du Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI); il vit avec Laurent Gbagbo sa première alternance démocratique. Membre de l`Internationale socialiste, le président peut se prévaloir de l`appui de plusieurs hommes politiques français. La «refondation», son programme de gouvernement, consiste en une vaste réforme de l`économie et de la société, centrée sur le thème d`un meilleur partage des richesses. A la présidence, Laurent Gbagbo impose un nouveau style. «Il vient en chemise au palais présidentiel», ironisent ses opposants. Son apparence débonnaire cache un redoutable politicien qui louvoie avec habileté entre les exigences des durs de son parti et les nécessaires compromis.

Biographie

Laurent Koudou Gbagbo est président de la République de Côte d`Ivoire depuis 2000.

Originaire de Mama (village de la sous-préfecture de Ouragahio, département de Gagnoa), il a épousé en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo[1], syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangéliques états-uniens.

Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d`Abidjan en 1965, puis une licence d`histoire à l`Université d`Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d`histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l`Institut d`Histoire, d`Art et d`Archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d`une maitrise d`histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.

Membre du syndicat national de la recherche et de l`enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l`enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d`amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Houphouët-Boigny.

Gbagbo rentre en Côte d`Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l`arbre ne se fâche pas contre l`oiseau.


L`opposant à Félix Houphouët-Boigny

Gbagbo est un syndicaliste actif dans les années 1970, dont l`enseignement est jugé subversif ; il est emprisonné à Séguéla et à Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l`IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C`est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Son exil en France est l`occasion de promouvoir le FPI et son programme de gouvernement. Idéologiquement proche du PS, il reste officiellement ignoré du gouvernement socialiste français de l`époque puis de celui de Jacques Chirac. Cependant, il subit des pressions françaises pour retourner dans son pays, Houphouët s`inquiétant de le voir développer un réseau de contacts, et trouvant que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu`à Paris ».[3]

En 1988, il rentre en Côte d`Ivoire, et devient secrétaire général du FPI, lors du congrès constitutif de ce parti les 19 et 20 novembre 1988. Le 28 octobre 1990 a lieu l`élection présidentielle, avec pour la première fois une autre candidature que celle de Félix Houphouët-Boigny, celle de Gbagbo, qui remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l`opposition. Les élections législatives du 25 novembre 1990 sont les premières sous le signe du multipartisme. Le FPI obtient 9 sièges (sur 175); Gbagbo lui-même est élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale. [4]

En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d`importantes manifestations étudiantes. Le 18 février - Alassane Ouattara étant alors premier ministre - Gbagbo est arrêté, et condamné le 6 mars à deux ans de prison [5](libéré en août).

L`après Houphouët

En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l`élection présidentielle du 22 octobre, à cause de la réforme du code électoral (8 décembre). Henri Konan Bédié est élu avec 96,44% des suffrages. Lors d`élections législatives partielles le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant 5 des 8 sièges vacants. Désigné candidat officiel du FPI lors du 3e congrès de ce parti les 9, 10 et 11 juillet 1999, il se présente à l`élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le dirigeant militaire Robert Guéï. Cette élection est marquée par l`élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures -dont celle d`Alassane Ouattara)- pour nationalité douteuse et faux et usage de faux sur la filiation. Gbagbo l`emporte face à Guéï, qui refuse sa défaite ; une révolte populaire en faveur de Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Guéï est forcé de partir, et Gbagbo devient président le 26 octobre. Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.

Accord de Ouagadougou

Du 5 février au 3 mars 2007 ont lieu à Ouagadougou des rencontres de délégations des différentes parties. Un accord politique est signé le 4 mars par MM. Gbagbo, Soro et Compaoré, ce dernier en tant que facilitateur.

En conséquence de cet accord, Gbagbo nomme Soro premier ministre le 29 mars, lequel déclare, dans une adresse à la nation le 13 avril[7], savoir « gré au Président Laurent Gbagbo pour avoir pris l`initiative du dialogue direct », et « demande Pardon pour tous et au nom de tous ». « Nous devons à présent apprendre à pardonner » déclare-t-il également. Dans ce même esprit du pardon, Gbagbo signe le 12 avril une mesure d`amnistie.

Curriculum Vitae

Professeur d`Histoire-Gégraphie au Lycée Classique d`Abidjan. Chercheur à l`Institut d`Histoire, d`Art et d`Archéologie Africaine (IHAAA). Secréaire Général du Front Populaire Ivoirien FPI (1988-1996) - Président du FPI (1996-2000) - Dépué du FPI élu dans la circonscription de Ouragahio (1990-2000) - Président de la République (2000)


CURSUS

Il est une des figures de proue de l`opposition, auréolé du prestige d`avoir été le seul à affronter le Président Félix Houphouët-Boigny lors de la première élection présidentielle pluraliste en 1990.


1965 - 1973

Apr? un baccalaur?t de philosophie au Lyc? Classique d?Abidjan (1965), Laurent Gbagbo obtient en 1969 une licence d?histoire ?l?Universit? d?Abidjan. Historien de formation, Laurent Gbagbo devient en 1970 professeur d?Histoire-G?graphie au Lyc? Classique d?Abidjan.
Syndicaliste actif, il entre dans l?opposition clandestine avec Bernard Zadi Zaourou, alors enseignant ?l?Universit? d?Abidjan. Le contenu de ses cours et son esprit insoumis d?angent. Tr? rapidement, Laurent Gbagbo se retrouve en prison aux camps militaires de S?u?a et de Bouak?de mars 1971 ?janvier 1973.


1974 - 1981

A partir de 1974, il exerce comme chercheur au sein de l?Institut d?Histoire, d?Art et d?Arch?logie Africaine (IHAAA) de l?Universit?d?Abidjan et obtient parall?ement en 1979 un doctorat de troisi?e cycle de l?Universit?de Paris VII. Son sujet de th?e ?ait intitul? "Les ressorts socio-?onomiques de la politique ivoirienne : 1940-1960". En 1979, il publie aux Editions CEDA une oeuvre ?ique retra?nt l??op? de Soundjata, roi du Mandingue (Soundjata, Lion du manding). Il publie ?alement aux Editions CLE du Cameroun un essai intitul?"R?lexion sur la conf?ence de Brazzaville".


1982 - 1988 : l`exil

Devenu directeur de l?IHAAA en 1980, Laurent Gbagbo est, en tant que membre du Syndicat National de la Recherche et de l?Enseignement Sup?ieur (SYNARES), ?la pointe des mouvements de gr?e qui touchent en 1982 le secteur de l?enseignement. Avec un groupe d?enseignants, il cr? en 1982 dans la clandestinit?l?embryon de ce qui deviendra le Front Populaire Ivoirien (FPI). Consid??comme principal responsable du "complot des enseignants" de 1982, il part en exil volontaire en France en vue de lutter contre "la dictature du PDCI" et pr?her le multipartisme. Il publie alors en 1983 aux Editions l?Harmattan un ouvrage intitul? "La C?e d?Ivoire pour une alternative d?ocratique", suivi en 1987 d?un ouvrage collectif pr?entant le FPI et son programme de gouvernement : "les propositions pour gouverner". Durant cette p?iode d?exil, Laurent Gbagbo obtient le statut de r?ugi?politique et se lie d?amiti?avec Guy Labertit, alors Secr?aire National charg?des Relations Internationales du Parti Socialiste Unifi?(PSU) et animateur de la revue Lib?ation Afrique. Ce dernier, qui h?erge un temps Laurent Gbagbo, a l?occasion d?appr?ier ses qualit? humaines et ses dons artistiques, ayant m?e appris gr?e ?lui ?jouer quelques accords de guitare. Ignor?du pouvoir socialiste fran?is de l??oque qui est g??par son discours anti-Houphou?, Laurent Gbagbo se rend en 1983 au Congr? du Parti Socialiste de Bourg en Bresse avec un badge de journaliste de la revue Lib?ation Afrique.
Sous le gouvernement de Jacques Chirac en 1986, il est l?objet de pressions polici?es (Renseignements G??aux) en vue de son retour en C?e d?Ivoire.


1990 - 1995

Ce retour n?interviendra qu?en 1988, ?la suite de n?ociations avec Abdoulaye Diallo, l?homme des Affaires priv?s du Pr?ident Houphou?. Apr? avoir lanc?de nombreuses invectives contre Gbagbo (l?accusant notamment d??re financ?par une puissance ?rang?e), Houphou? expliquera son changement d?attitude par la formule suivante : " l?arbre ne se f?he pas contre l?oiseau ". Revenu au pays le 13 septembre 1988, Laurent Gbagbo organise les 19 et 20 novembre 1988 le congr? constitutif du FPI qui l??it secr?aire g??al. Toujours clandestin, ce parti se d?init comme appartenant ?la " gauche d?ocratique " et opte comme logo pour une rose qui a ses racines en C?e d?Ivoire - ?l?instar du Parti Socialiste Fran?is. Seul candidat ?se pr?enter contre Houphou?, il obtient un score honorable (18,3 %) qui lui donne alors la stature de leader de l?opposition. Cette strat?ie se r??era payante pour les l?islatives et les municipales puisque le FPI voit ?ire sous sa banni?e neuf d?ut? (dont lui-m?e ?u dans la circonscription de Ouragahio - d?artement de Gagnoa) et six maires. Le PIT n?obtient pour sa part qu?un seul si?e aux l?islatives (celui de son leader ? Cocody).



A la suite du d?? d?Houphou? en d?embre 1993 et de l?accession d?Henri Konan B?i??la Pr?idence de la R?ublique au titre de l?article 11 de la Constitution, Laurent Gbagbo demande une r?ision du code ?ectoral pour les prochaines ?ections g??ales de 1995. Il est notamment partisan de la suppression du vote des ?rangers soup?nn? de toujours choisir le camp du parti au pouvoir, le PDCI-RDA. Des n?ociations ont alors lieu avec le ministre d?Etat Timoth? Ahoua N?Guetta qui aboutissent. Sur toutes les autres demandes d?amendements du code ?ectoral (Commission ?ectorale ind?endante, vote ?18 ans, scrutin proportionnel aux l?islatives, bulletin unique, urne transparente etc...) le pouvoir PDCI demeure intransigeant.

Laurent Gbagbo est mari?en secondes noces avec Simone Ehivet, qui joue ?alement un r?e de premier plan au sein du FPI.
Homme de meeting, la politique est son principal loisir. Ses derniers livres sont d?ailleurs politiques : Histoire d?un retour (1989), Agir pour les libert? (1991) et le temps de l?espoir (1995).


2000

M. Laurent Gbagbo est d?ign?candidat officiel du FPI ?l`?ection pr?identielle d`Octobre 2000 en C?e d`Ivoire lors du 3?e Congr? Ordinaire du parti les 9,10 et 11 juillet 1999. Il l`emporte face au G??al Robert Gu? le 22 octobre 2000.

Bibliographie / Discographie

Livres:

* 1971 : Soundjata, lion du Manding
* 1978 : Réflexions sur la conférence de Brazzaville
* 1982 : Côte d`ivoire : Economie et société à la veille de l`indépendance (1940-1960)
* 1983 : Côte d`Ivoire : Pour une alternative démocratique
* 1987 : Propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire
* 1989 : Côte d`Ivoire : Histoire d`un retour
* 1991 : Agir pour les libertés
* 1995 : Le temps de l`espoir
* 2002 : Sur les traces des Bétés




Laurent KoudouGbagbo
Nom: Laurent Koudou Gbagbo
Naissance: 31 Mai 1945
Lieu: Mama, s/p Gagnoa
Nationalit? Ivoirienne
Occupation: Président de la République
Autre
fonctions: Historien, ex-président du Front populaire ivoirien
Famille: Marié à Simone Ehivet


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PostPosted: 16/01/2009 18:23:27    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire Reply with quote

Les témoignages - Laurent Gbagbo : “Pourquoi j’ai choisi l’exil”

On m`a traité de traité de jeunes bourgeois qui veut fuir le lieu de combat. Là aussi, je savais que c`était le chemin. Donc, premièrement, j`avais convaincu les camarades qu`il fallait mener le combat pour la démocratie. Deuxièmement, je les convaincs qu`il faut que l`un d`entre nous aille en exil. Après quelques heures de discussion, ils ont accepté et c`est moi qui a été naturellement désigné. Je pars donc de la gare de Treichville en train, en wagon couchette. Je suis accompagné d`un camarade qui s`appelle André Kouassi alias Lokossoué, parce qu`il avait déjà fait un an à Ouagadougou. Nous sommes allés à UTA pour acheter un billet d`avion. Heureusement pour moi, j`ai rencontré quelqu`un que je connaissais et qui travaillait comme surveillant au cours Grand Jean, au Plateau chez Mme Dosso, au moment où je donnais des cours dans cette école-là. Je lui ai expliqué la situation qu`il connaissait parce qu`il écoutait la radio. Il m`a délivré le billet, sans y mettre mon nom. Nous avions peur que le siège d`Air Afrique étant à Abidjan, le terminal ordinateur ne montre que j`étais entrain de partir. Il est venu donc le lendemain m`accompagner à l`aéroport pour superviser le départ de l`avion. Je suis allé dans un petit hôtel dans le 16ème, un tout petit hôtel que je connaissais. Je suis resté là deux jours. J`ai appelé Ouraga Obou qui était à l`époque à Paris entrain de rédiger sa thèse. Il m`a rejoint et ensemble nous sommes allés chez une de mes amis …..Rodriguez qui m`a prêté une chambre. C`est de chez elle que j`ai commencé les démarches pour avoir le statut de réfugié politique. La lettre manuscrite que j`ai écrite, je l`ai publié dans un ouvrage que j`ai intitulé « Agir pour les libertés » en 1991. J`ai trouvé ce moment là très important dans ma vie. Et les choix, je ne parle pas de choix politique parce que le choix politique était déjà fait. C`est parce que le choix politique était déjà fait que je suis parti. « Gbagbo s`est sauvé De la Côte d`Ivoire. Il est allé à Paris pour demander le droit d`exil politique » « Me voici engagé dans la demande d`un droit d`asile. J`ai donc écrit cette demande en avril 1982. On m`a répondu en juillet pour me dire qu`elle m`était refusée».
« Tous les trois mois, j`allais à la police et on me délivrait un papier provisoire. Cela servait pour vérifier que je suis physiquement là. Cela servait aussi à avoir l`œil sur moi. Ça a duré jusqu`en 1985. Mais là encore, c`est Houphouët qui m`a aidé indirectement. Parce qu`en 1983, il a fait un discours qui a été très mal reçu en Franc» « Dès ce jour, ceux qui avaient mon dossier m`ont appelé pour me dire monsieur Gbagbo vous aurez votre papier d`exilé.
« Pendant l`été 1985, j`ai quitté le domicile de mon amie Jocelyne et je suis allé faire un mois chez un autre enseignant. Après, j`ai été reçu à la rue des écouffes par une dame qui a mis gracieusement à ma disposition un appartement qu`elle n`occupait pas. C`est dans cet appartement, dans le quartier des marais, que j`ai rédigé «Pour une alternative démocratique». C`était pendant l`hiver. L`ouvrage est sorti en septembre 1983. Je suis très heureux qu`il ait eu un très grand écho en Côte d`Ivoire, même s`il était échangé sous les manteaux. C`était notre première grande victoire (LG). «Outre cette publication, il a réalisé un dossier assez important dans la revue de Mongo Béty, «Peuples noirs, peuples africains». «Faut pas oublier que le ministre de l`Intérieur, à cette époque là en France, c`était Gaston Defferre qui est un ami de très longue date du président Houphouët-Boigny. Après, j`ai fait beaucoup de conférences. Mais, je me suis donné un instrument important de combat, c`est le Mouvement ivoirien pour les droits démocratiques (MIDD). C`est à l`intérieur du MIDD que j`ai recruté Don Mello en 1984 et N`Dri Marius. En 1986, c`est peut-être une coïncidence, mais il y a les élections législatives en France et la droite gagne et le président RPR Jacques Chirac devient Premier ministre. Peu de temps après Gaston Deferre meurt. C`est à ce moment-là que je reçois un coup de fil d`un commissaire qui veut qu`on parle de la Côte d`Ivoire. Alors, je me fais accompagner de mon ami Guy Labertit chez qui j`habitais déjà en ce moment-là». «Alors, je lui ai dit que mon désir le plus ardent était de rentrer dans mon pays. Mais je travaille pour y instaurer un régime démocratique»
«J`ai fait un certain nombre d`articles et d`interviews dans les journaux. Et puis, nous avons décidé de proposer un programme de gouvernement aux Ivoiriens. Les camarades en Côte d`Ivoire travaillaient dessus et on m`envoyait les articles pour faire la coordination. C`est ainsi qu`est sorti «Propositions pour gouverner la Côte d`Ivoire, dont le tome 2 ne sortira jamais». A partir de ce moment-là, j`estime que ma mission était terminée. Dans «Alternative pour une nouvelle Côte d`Ivoire», nous avions montré la voie du renouveau. La voie de l`alternance et de la démocratie. J`ai tissé des relations entre mon propre parti et le parti socialiste français. Dans le 2ème ouvrage, nous avons expliqué concrètement ce que nous voulons faire dans chaque secteur d`activité. Il ne restait plus qu`à venir en Côte d`Ivoire pour faire la révolution. Finalement, nous avons décidé que je rentre. On m`a donc envoyé un cousin Djédjé Pierre. J`ai
donc accepté de rencontrer Abdoulaye Diallo qui m`a offert un billet d`avion en 2ème classe».
«Je suis rentré le 13 septembre 1988 » (LG). « dès que j`ai mis les pieds en Côte d`Ivoire, j`ai senti qu`il y avait une grande méprise entre Houphouët et moi. Il pensait que j`étais rentré parce que j`étais fatigué de lutter. Et donc, que je venais me mettre à ses côtés. Je me trouvais sur une ligne difficile à tenir car je ne devais pas rompre avec Houphouët. Il fallait lui laisser cette initiative-là. Autour de lui, on me faisait plusieurs propositions pour être ministre. Mais, je n`étais pas venu pour ça. Je dois reconnaître que Houphouët lui-même de sa bouche ne m`a jamais proposé argent et poste. Il passait par ses collaborateurs. Pour nous, le plus important, c`était l`organisation de notre congrès pour doter notre parti de texte fondateur et de règlements intérieurs. C`était une grande affaire. Pendant mon absence, Simone Gbagbo, son épouse (ndlr) a dirigé le parti de 1982 à 1986. Il ya eu ensuite Sangaré de 86 à 88. Parce qu`à la création du parti dans la chambre de Pascal Kokora en 1982, il y avait Pascal Kokora lui-même, Aboudramane Sangaré, Simone, Boga Doudou et moi. Nous étions 5, pas plus. Celui qui prétend qu`il était là, raconte des histoires. Il nous fallait donc trouver une maison et des hommes pour être à ce congrès-là.
«Nous avons trouvé une villa dans les palmeraies de Dabou. Elle appartenait à un de nos camarades qui n`était pas membre du congrès, mais son endroit était mieux indiqué compte tenu du fait qu`il fallait se cacher. Nous avons décidé d`être 20. Nous avons essayé de choisir des étudiants, des ouvriers, des hommes d`affaires ; c`est ainsi que nous avons désigné Anaky pour représenter les hommes d`affaires. Moi-même j`étais à ce congrès, même si les rapports de police disent que je n`y étais pas. Mon épouse, ma sœur (ndlr : Jeannette Koudou), Aboudramane Sangaré, Ouraga Obou, Boga Doudou aussi y étaient» «A ce congrès, je m`appelais Santia. Ma sœur s`appelait Ibrahim. Simone s`appelait Dominique». «Nous avons travaillé samedi et dimanche pour achever le congrès par les résolutions». «C`est à partir de ce moment-là, que la sortie de la clandestinité a commencé. Avec l`arrestation d`Anaky, je n`étais plus véritablement un clandestin. J`écrivais des articles à l`AFP. J`expédiais des articles à Paris pour publication pour que notre ami ne reste pas en prison dans l`ignorance de tout le monde. Ce fût des moments pénibles. Houphouët a fait convoquer mon père, les responsables politiques bété et ceux de chez Anaky. J`ai été convoqué à une réunion, à la Présidence. J`ai dit à Abdoulaye Diallo que j`étais majeur et donc que je ne le laisserai pas manipuler mes parents. Je me suis rendu à la Présidence avec Sangaré Aboudrahamane, (ndlr) et mon épouse. C`est ce jour-là que Houphouët a sorti cette phrase terrible. Il a dit : Toi Gbagbo tu es perdu. Tu n`as rien, tu n`es rien, tu ne seras jamais rien dans ce pays. Après, on nous a envoyé à la sureté nationale où on nous a fait des photos avec des ardoises comme de vulgaires bandits. Quand j`ai été élu président, j`ai demandé qu`on m`emmène les photos. De temps en temps, je les regarde, car elle, me permettent de rester humble. Entre 1988 et 1990, on m`a mis quatre fois en résidence surveillée. Houphouët agissait par instinct. Il savait que mon arrivée ne l`arrangeait plus. Donc, quand il ne voyait pas clair dans quelque chose, il m`envoyait les policiers m`arrêter. Ça a duré longtemps. Nous étions en résidence surveillée, lorsque nous avions décidé de nous marier, de sorte que s`il arrivait quelque chose à l`un, l`autre puisse toujours poser des actes légaux au nom de la famille. Nous nous sommes mariés en janvier 1989 à la mairie de Cocody dans la plus grande discrétion.

http://news.abidjan.net/h/316490.html

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PostPosted: 17/02/2009 15:43:07    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

Point de mire… - Qui se souvient encore du 18 février 1992 ?



Demain mercredi 18 Février 2009, cela fera 17 ans, jour pour jour, que notre pays, la Côte d`lvoire a failli connaître la Saint-Barthélemy de sa jeune histoire. Les gens de bien se souviennent sans doute de cette triste date de l`histoire de France. En effet, à Paris, dans la nuit du 23 au 24 août 1572 et en province les jours qui ont suivi, eut lieu le massacre des Protestants sur instigation de Catherine de Médicis et des Guises, inquiets, est-il ressorti après, de l`ascendant pris par l`amiral de Coligny sur Charles IX et de sa politique de soutien aux Pays-Bas révoltés contre l`Espagne. Ce massacre fit, dit-on, près de 3 000 victimes.

La Saint-Barthélémy est restée très longtemps le triste symbole de l`intolérance religieuse. Il en a été de même de notre "Mardi noir" du 18 février 1992, un complot monté de toutes pièces par Houphouet et son Premier ministre d`alors, M. Alassane Dramane Ouattara, contre l`avènement de la démocratie dans notre pays.

Ce jour-là, les tenants du "parti seul", pour ne pas dire parti unique, ne voulaient pas lâcher quoi que ce soit, malgré le multipartisme qu`ils avaient accepté à contre coeur.


La Saint-Barthélémy ivoirienne

Si la Saint-Barthélemy fut une nuit effroyable qui marqua l`histoire de la France, en général, et la guerre des religions, en particulier, le 18 février 1992 fut aussi, à ne point en douter, un symbole de la lutte de notre peuple contre le pouvoir personnel quoi qu`on en dise aujourd`hui.

Chez nous ici, la Côte d`lvoire avait connu, il faut qu`on se le dise, le multipartisme dès l`aube des temps. C`est après qu`elle, la Côte d`lvoire, a emprunté quelque peu le chemin tortueux et sans issue du parti unique par la seule volonté d`un seul homme, Houphouet-Boigny.

Le temps ayant fait son travail, le multipartisme a été réinstauré non sans mal le 30 avril 1990. C`est presque un vent de renouveau qui a soufflé sur la Côte d`lvoire.

Avant d`en arriver à cette effroyable journée, faisons un retour en arrière pour mieux appréhender la torpeur qui s`était abattue sur la Côte d`lvoire, même si nous en avons connue une autre aussi, un certain 19 septembre 2002, quelque dix ans après, avec ses morts et ses martyrs.

Les années 1963, 1964 et 1970, c`est déjà loin. Et pourtant, comme c`était avec le même homme, il n`est pas redondant de le rappeler ici et maintenant, en mémoire de ce qui arriva à notre pays en cette année 1992.

De 1963 à 1970, c`était la mise en place du système que l`année 1990 est venue interrompre à l`occasion de ce qu`il est convenu d`appeler la lutte pour le multipartisme. Des élections ont lieu. Houphouet dit les avoir gagnées, en octroyant à Laurent Gbagbo 18 % seulement. Malgré cette victoire étriquée, la morosité est de mise dans tout le pays. Avec cette victoire à la Pyrrhus, ce n`est pas la sérénité. Alors les coups bas vont succéder aux coups bas. Les intrigues ne sont pas en reste. Aidé en cela, dans ce triste dessein, par des gens qui se présentent aujourd`hui comme des immaculés. En somme sans tache. Ils ont voulu éliminer Laurent Gbagbo physiquement, l`empêcheur de tourner en rond, comme ce fut le cas Kragbé Gnagbé en 1970.
Houphouet et ses séides restent sourds aux cris de détresse d`une jeunesse interloquée.


Les évènements de la Cité de Yopougon

Cette jeunesse se regroupe dans une association d`étudiants appelée FESCI. Elle dérange tout le monde. Pour la réduire au silence, avec une brutalité jamais égalée à ce jour, dans la nuit du 17 au 18 mai 1991, cette jeunesse endormie est l`objet d`une bestialité des plus ignobles. On parle de morts, de défenestrations et de viols sur la cité de Yopougon. Ça chauffe dans le pays.
Laurent Gbagbo, le FPI et quelques organisations de la société civile, dont la LIDHO avec son président, le Professeur Dégni-Ségui ,s`indignent. Laurent Gbagbo réclame une commission nationale d`enquête quand d`autres la veulent internationale. Comme toujours, les mêmes, ils sont tournés vers le grand large.

Houphouet accepte l`idée de la commission nationale. Elle est mise en place et dirigée par un grand juriste de renom, aujourd`hui disparu, Camille Hoguié. Cette commission travaille en toute sérénité au bout de six mois. Elle rend son rapport à qui de droit. Les faits sont accablants pour l`armée et ses chefs qui ont brutalisé nos enfants. C`est une première en Côte d`lvoire. Des gens d`opinions divergentes ont travaillé ensemble pour la manifestation de la vérité.

Le Bélier de Yamoussoukro, contre toute logique, n`envisage pas de prendre des sanctions, arguant que, quand ton couteau te coupe, tu ne le jettes pas, au contraire, tu le ranges dans son fourreau. Rien que ça. C`est le tollé général.


Ahipeaud kidnappé

C`est dans cette effervescence quasi générale que, le 13 février 1992, aux environs de 20 h, à Koumassi, Martial Ahipeaud, le jeune leader de la FESCI, est enlevé par le commando d`un certain Faizan Bi de triste mémoire. Un kidnapping digne des célèbres Tupamoros d`Amérique latine.
C`est la mobilisation générale. Dans une déclaration restée mémorable, le FPI condamne cet acte ignoble et appelle à une marche gigantesque le mardi 18 février 1992.

Martial Ahipeaud, le jeune leader de la FESCI kidnappé le jeudi d`avant dans les rues de Koumassi par la police politique d`Houphouet-Boigny, doit être jugé ce même mardi 18 février 1992 au Palais de Justice d`Abidjan.

Quelques jours avant cette ultime date, comme de coutume, les partis de Gauche, comme on disait avant, avec la société civile, projettent de faire une marche de protestation ce jour-là. Ils communiquent l`itinéraire de la marche à la police comme c`est cela est du coutume. La marche partira d`Adjamé, devant le Commissariat du 3ème Arrondissement, jusqu`à la place de la République où aura lieu la dispersion des marcheurs.

Ce mardi 18 février 1992, le monde est là et impatient. On n`attend plus que Laurent Gbagbo et les autres têtes d`affiche, les Dégni-Ségui, président de la LIDHO, et autres, pour que le cortège s`ébranle. Ils arrivent enfin et nous démarrons.

Quelque chose de bizarre se passe devant le cortège. Des jeunes gens extrêmement excités courent de droite à gauche, criant à tu tête que “Aujourd’hui, c’est aujourd’hui”. On arrive enfin vers les tours administratives. C`est le piège. Il ne fait aucun doute que c`est un véritable complot.
Des coups de feu éclatent alors que le procès du jeune Ahipeaud vient à peine de commencer. C`est la débandade.

Laurent Gbagbo, qui était au milieu du cortège, aidé de ses gardes du corps, se retrouve dans le sous-sol de l`immeuble Hévéa. Les tueurs envoyés à ses trousses le cherchent vainement. Dieu était avec lui. Il est capturé et amené manu-militari au Camp d`Agban où il est déshabillé tout comme sa femme Simone et son fils Michel. Toute la hiérarchie du FPI et quelques grosses têtes de la société civile sont aussi arrêtées. C’est le purgatoire complet.

Voici, en bref, le résumé du film de l`horrible journée que nous avons vécue.

Ali Kéita, Guédé Pépé et moi-même, nous courons dans tous les sens pour trouver refuge dans un bureau quelque part au Plateau.

Là, de là-haut, nous voyons toute la mise en scène de ce qu`il faut considérer comme un guet-apens. Les boutiques sont mises à sac, les voitures des travailleurs de la BAD sont incendiées, etc., etc.

Comme écrit précédemment dans un autre texte, en toute chose, il faut considérer l`épicentre du séisme.

A peine que Laurent Gbagbo et ses compagnons sont pris dans les rets de la police que M. Konan Bédié se précipite chez le Premier ministre, M. Alassane Dramane Ouattara, pour le féliciter de sa prouesse.

Alors se déroule comme un film bien rodé la trame que les hommes du pouvoir avaient prévue. Le Premier ministre apparaît à la télévision avec une ordonnance à la main. Il dit avoir vu Gbagbo cassant à tout venant. C`est donc un cas de flagrant délit. Cette ordonnance porte le n°92-80 du 17 février 1992. Elle est signée quelque deux jours avant à Paris où Houphouet séjourne comme Zeus sur les pentes de l`Olympe regardant son monde grouiller.

C`est une machination. Les arguments ne manquent pas pour le démontrer.

Avec le recul qui sied à ce genre d`évènements, le complot est réel. Il n`y a pas de doute et Laurent Gbagbo et ses compagnons feront 6 mois de prison à la MACA.


Tuer pour le pouvoir

Le procès qui a lieu donnera maille à partir à l`accusation à prouver quoi que ce soit contre les prévenus. Tout le monde est confondu. La conjonction pour un temps des intérêts de Ouattara et Bédié paraissait tellement évidente que les observateurs se demandent même si tous les deux n`ont pas été à l`école du même sorcier, Houphouët-Boigny.

Faute de preuves irréfutables, Gbagbo et ses co-détenus sont relâchés. Cela se passait il y a dix sept ans. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, I`on a oublié le coup d`Etat intervenu le 24 décembre 1999 de l`un contre l`autre. Les deux sont aujourd`hui à la tête du RHDP pour aller contre le même Gbagbo après avoir tenté une fois de plus de l`éliminer le 19 Septembre 2002 en se servant des frêles mains de Guillaume Soro.

Les temps passent et les adversaires de Gbagbo ont toujours la main sur la gâchette. C`est ainsi qu`on connaîtra, quelque dix ans après, le 19 septembre 2002, le même scénario, mais, cette fois-ci, sous forme de guerre avec les mêmes acteurs et le même dessein de tuer. Nous y sommes encore.

C`est pourquoi, à cette veille de l`anniversaire de cette effroyable journée, nous nous posons la question de savoir qui se souvient encore de ce 18 février 1992.

Par Jacques Préjean


http://news.abidjan.net/h/320123.html


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PostPosted: 06/10/2009 11:50:02    Post subject: Laurent Gbagbo, une chance pour la Côte d’Ivoire Reply with quote

Laurent Gbagbo, une chance pour la Côte d’Ivoire   ?

mardi 6 octobre 2009 - Par Notre Voie Taille des caractères
        

de Présidence par Ano Nianzou
Le Président de la République, SEM. Laurent GBAGBO a fait une adresse à la Nation, le vendredi 09 mars 2007, relativement à l’Accord de paix ivoirien signé à Ouagadougou.
Bientôt, le peuple souverain de Côte d’Ivoire s’exprimera par le suffrage universel pour élire son Président de la République pour une durée de cinq ans au terme d’un scrutin majoritaire à deux tours où les alliances pourraient se nouer.

Ce choix démocratique nécessaire, le peuple ivoirien dans sa majorité le fera en apportant son suffrage à celui des candidats qui lui paraîtra le mieux placé pour conduire son destin dans un monde très difficile soumis à des convulsions diverses que beaucoup d’élus anciens ou nouveaux tiennent en effervescence.

Ainsi, de tous les illustres candidats déclarés qui aspirent ou prétendent à la magistrature suprême, la candidature de Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République sortant, apparaît comme une chance, une opportunité pour la Côte d’ivoire.

Cette chance, cette opportunité, la Côte d’Ivoire la saisira si elle veut que l’avenir se fasse avec elle dans la sécurité retrouvée et le progrès économique et social auquel elle aspire.

La Côte d’Ivoire saisira cette chance parce que d’une part, elle est composée d’un peuple dont l’aptitude au bonheur ne fait pas de doute ; cette aptitude au bonheur, on peut la lire dans les yeux de son innombrable jeunesse, courageuse et perpétuellement en quête d’espoir. D’autre part, cette chance sera saisie car la Côte d’Ivoire n’oublie pas sa vocation ancienne d’être la locomotive extraordinaire et remarquable dans la sous-région en raison de son dynamisme économique, de son rayonnement, de son sens de l’hospitalité et enfin, du rôle qu’elle occupait dans le concert des nations et de son crédit international.

La Côte d’Ivoire a conscience qu’elle doit renouer avec la légitimité par le biais des élections afin d’être forte et sûre d’elle-même pour relever tous les grands défis de ce monde auxquels elle est confrontée, qu’il s’agisse des questions monétaires, de l’ajustement des termes de l’échange, de l’échange inéquitable, de l’environnement ou du réchauffement climatique sans oublier les négociations interétatiques qui porteraient sur les transferts technologiques.

En septembre 2010, un Président de la République nouvellement élu par les Ivoiriens pourrait ouvrir tous ces chantiers à la Tribune de l’Assemblée Générale des Nations unies à New-York.

C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’indiquer les motifs pour lesquels le candidat Laurent Gbagbo apparaît comme étant une chance pour la Côte d’Ivoire. Ces motifs tiennent aussi bien par ses qualités personnelles que par son action depuis son accession à la fonction suprême de Président de la République de Côte d’Ivoire.


Un courageux démocrate, opposant politique historique

Monsieur Laurent Gbagbo est incontestablement celui qui, avec un rare courage, a révolutionné puis modernisé la vie politique ivoirienne en initiant au péril de sa carrière le premier parti d’opposition dans un contexte particulièrement difficile, voire hostile. Il a fallu la pression du sommet franco-africain de la Baule sous le premier septennat de Monsieur François MITTERAND pour légitimer le multipartisme qui est un signe de modernité dans la vie d’un Etat démocratique. Monsieur Laurent Gbagbo est à cet égard le démocrate qui conteste la pensée unique et qui croit en l’émergence d’une force d’opposition. C’est donc logiquement qu’il a été amené à inaugurer la première alternance politique que la Côte d’Ivoire ait connue après sa brillante victoire aux élections présidentielles, félicitée, saluée et validée par la communauté internationale.

La mise en place d’un statut d’ancien Président de la République.

La mise en place en Côte d’Ivoire d’un statut d’ancien Président de la République est une innovation. Elle est le résultat d’un processus voulu et initié par Monsieur Laurent GBAGBO qui désirait d’une part accorder une reconnaissance nationale à tous ses prédécesseurs, et d’autre part leur accorder des moyens nécessaires et des facilités en raison des services éminents rendus à la cause du pays. Ce statut s’inscrit dans un processus de modernisation de la vie politique et celle des institutions de la Côte d’Ivoire. Une telle mesure protège la dignité de la fonction.


La Constitution, l’arbitre du pays

Lorsque la République et la Nation furent attaquées et que les institutions démocratiques furent menacées, le Président de la République Laurent Gbagbo alors en visite officielle en Italie, n’a pas demandé de l’aide à Paris ou à Rome. Il n’a pas choisi le chemin de l’exil. Il est rentré directement en Côte d’Ivoire pour s’adresser à la Nation et redresser la situation. Il est resté avec le Peuple dans les jours les plus sombres. A son retour, il n’a pas joué un rôle passif. Bien au contraire, il s’est montré capable d’une grande vitalité politique.

Président de la République, Chef de l’Etat détenteur du Pouvoir Exécutif, chef des Armées et garant des Institutions, Monsieur Laurent Gbagbo a protégé la Nation à l’aide de la Loi Fondamentale en considérant à juste titre la Constitution comme l’arbitre du pays.

Sa valeur, sa solidité et sa détermination se sont confirmées tout au long de la crise.


Le dialogue direct, un succès politique.

Depuis l’avènement de la crise ivoirienne, Monsieur Laurent Gbagbo s’est attelé à une recherche constante de la paix en liaison avec tous les acteurs concernés. De toutes les solutions envisagées, le concept de “dialogue direct” initié par le Président Gbagbo, demeure un succès politique indéniable, important et efficace puisqu’il permet que le pays soit gouverné durablement et sans tensions.

Ce concept fait de lui un homme d’union et de conciliation capable d’assurer l’unité du pays à laquelle tous les Ivoiriens aspirent.

Outre son immense taux de popularité et sa longue expérience inégalée au sommet de l’Etat, il demeure un homme mûri des affaires de l’Etat et qui saura jouer le rôle d’arbitre lorsque les circonstances l’exigeront.

Ce sont là pour l’essentiel, les raisons impérieuses qui détermineront les Ivoiriennes et les Ivoiriens à renouveler leur confiance au Président Laurent Gbagbo en lui octroyant une nouvelle légitimité.

Faire le choix du Président Gbagbo, c’est choisir un avenir de progrès et de réformes nécessaires. Avec lui, la Nation ne reculera pas, elle avancera.

Il faut l’élire car si demain la défense nationale était en jeu, la Nation pourrait compter sur lui.

Pr. Claude BIOT
Président du mouvement Europe-Afrique pour le développement
de la coopération – Paris
E-mail : cbiot@wanadoo.fr

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PostPosted: 17/10/2009 11:45:37    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

Candidature de Laurent Gbagbo : Décryptage de sa déclaration

 
 
 
 
 
 samedi 17 octobre 2009 - Par Le Temps Taille des caractères
      

de Abidjan.net par Prisca
Le candidat Laurent Gbagbo a déposé son dossier de candidature, le Vendredi 16 Octobre 2009 au siège de la CEI.
Le chef de l`Etat, Laurent Gbagbo, a déposé hier, son dossier de candidature à la Commission électorale indépendante (Cei) en vue de participer à l`élection présidentielle du 29 novembre prochain.

Après cet acte, le président de la République, Laurent Gbagbo, s`est adressé pour la première fois, en sa qualité de candidat à cette élection, à la presse nationale et internationale, à son Qg, sis à la Riviera Attoban. Devant un parterre de personnalités (Partis politiques, mouvements de soutien et membres de la société civile), Laurent Gbagbo, a, au cours de cette conférence de presse, d`abord remercié la population abidjanaise pour l`avoir accompagné au siège de la Cei et à son Qg. Ce qui, selon lui, témoigne l`intérêt qu`elle porte à sa candidature. Une candidature qu`il a jugée importante, en ce sens que l`élection du 29 novembre revêt un caractère spécial. Il met fin à une période, qu`il a qualifié " d`Houphouétienne ", marquée par une guerre de succession dans laquelle certains ont cru s`emparer du pouvoir parce que pensant être en face d`Etat faible. Ainsi, pense-t-il que cette élection va ouvrir une nouvelle ère. Témoin de la partie "la plus aigüe", celle de la guerre, il se dit disposé à continuer le combat contre les coups d`Etat. "Les Ivoiriens écriront leur histoire comme ils le voudront, mais par la voie démocratique", a-t-il martelé, comme pour répondre à une critique. Dans le deuxième volet de son intervention, le candidat Laurent Gbagbo a proposé des réformes sociales en profondeur. Il a déploré le fait que la décentralisation, l`école gratuite et l`Assurance maladie universelle n`ont pu être mises pleinement en route du fait de la crise. Il a promis reprendre les réformes. Surtout au niveau de la santé comme Barack Obama, selon lui, en a fait une affaire personnelle aux Etats. "Nous pouvons le faire, nous devons le faire, et nous allons le faire", a-t-il rassuré. Ce, dans le but de construire des universités, des Chu dans les différentes régions, en transférant les compétences fiscales aux collectivités décentralisées. Au niveau des ressources minières et énergétiques, il a déclaré que des discussions approfondies continuent avec les partenaires pour mettre en relief tout le potentiel du sous-sol ivoirien. Il s`est par ailleurs, réjoui du premier rang de la Côte d`Ivoire en matière de production de cacao, mais il a déclaré que cela était insuffisant et qu`il faut maintenant penser à la transformation. A cet effet, il a promis implanter une usine dans chaque département qui produit le cacao. Tout en s`insurgeant contre l`abandon de certaines transformations, telle que " Bonfoutou " qui, selon lui, est un instrument de libération de la femme. Il a fait la promesse de la reprendre à son compte. " Nous allons libérer les femmes ", a-t-il promis. Dans la même veine, il a invité les Ivoiriens à faire la promotion du gaz butane, en tournant le dos aux bois de chauffe. Il a rassuré les jeunes à qui il a promis donner du travail. Le troisième point de son intervention a concerné la situation exceptionnelle que vit la Côte d`Ivoire. Le chef de l`Etat a rendu un hommage aux morts, mais aussi à un "doyen", Bernard Dadié, pour son combat pour la libération. "Je suis le candidat d`au moins 10 partis et plusieurs organisations. Je suis le porteur du combat dans lequel ils se reconnaissent", a-t-il expliqué. Avant d`annoncer le nom de son directeur de campagne. Il s`agit de Issa Malick, son directeur de cabinet adjoint. Ce dernier, à en croire le conférencier, a choisi Pascal Affi N`Guessan, président du Fpi, parti qui a porté Laurent Gbagbo au pouvoir, en 2000, comme son porte-parole. " Je suis candidat pour la Côte d`Ivoire. Je suis candidat pour continuer le combat que nos parents ont commencé ", a-t-il conclu.

Echanges avec la presse

Des relations avec la France, le chef de l`Etat a dit que son Premier ministre a répondu et très bien répondu à la question, allusion faite à la réponse de Guillaume Soro, à la récente déclaration du ministre français à la Coopération, Alain Johandet. Parlant des relations internationales, le candidat Laurent Gbagbo, s`est dit soulagé de la décision de Barack Obama d`abandonner les boucliers anti-missiles qui, pour lui, a fait tomber la tension qui rappelait la guerre froide. Parlant de l`Afrique, il a dit qu`elle souffre encore de soubresauts infantiles. " Je ne suis pas inquiet pour l`Afrique. Elle s`en sortira. Donnons-nous rendez-vous dans 10 ou 20 ans ", a fait savoir le chef de l`Etat. Sa candidature est pour lui la candidature de tous ceux qui ont résisté pour que la Côte d`Ivoire ne s`effondre pas. " Nous avons résisté ensemble, c`est ensemble que nous allons continuer le combat. Nous sommes candidat pour gagner ", a confié le Président de la République, avant de faire la précision suivante : " Je suis président à 100%, Je suis candidat à 100% ". En ce qui concerne les candidats étiquetés comme candidats de l`étranger, le chef de l`Etat a déclaré : " il y a des gens dont l`existence politique ne repose que sur les liens qu`ils ont avec l`étranger ". Avant de conclure : " Les quelques incidents qui émaillent le processus n`empêcheront pas la Côte d`Ivoire d`écrire son histoire. Le combat est engagé contre ceux qui n`aiment pas la Côte d`Ivoire ".

Tché Bi Tché


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PostPosted: 20/10/2009 08:24:43    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

“Un pouvoir, ça se gagne. Et je suis d’accord avec Edouard Balladur dont j’ai acheté le dernier livre intitulé, le pouvoir ne se partage pas. Celui qui a perdu les élections ne gouverne pas. Il y en a qui veulent gouverner, même quand ils ont perdu les élections. Celui qui croit qu’il aura le pouvoir avec les fusils, il n’aura ni le pouvoir ni les fusils. Faisons campagne. Disons aux Ivoiriens ce que nous voulons faire de leur pays et leur vie. Mais disons-leur aussi ce que nous avons fait hier. Parce que nous avons tous gouverné par le passé. Celui qui va prendre les fusils trouvera les fusils en face de lui. Mais celui qui va prendre la parole trouvera la parole en face de lui”
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PostPosted: 02/11/2009 18:29:59    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

Laurent Gbagbo aux jeunes de Côte d’Ivoire : “Merci pour avoir maintenu le pays debout”

 
 
 
 
 
 lundi 2 novembre 2009 - Par Notre Voie Taille des caractères
      

de Présidence par www.cotedivoirepr.ci
Samedi 31 Octobre 2009. Abidjan, Yopougon. Photo: le Président Gbagbo
Chers amis jeunes, mesdames et messieurs, J’ai souhaité ardemment cette rencontre. Avant l’investiture qui va marquer le début officiel de la campagne, avant les joutes oratoires qui vont marquer la campagne, j’ai souhaité rencontrer la jeunesse de Côte d’Ivoire. Pourquoi cette rencontre ? Il y a 3 raisons. Premièrement, je voudrais saluer, honorer la promesse de saluer les luttes des jeunes dans la résistance avant d’entrer en campagne. En 2002, la Côte d’Ivoire a été attaquée. La jeunesse s’est levée spontanément et a dit non à la guerre. La jeunesse a envahi la place de la République à 2, 3, 4, 5 fois, puis le stade Félix Houphouet-Boigny pour dire sa désapprobation de la guerre. Cette jeunesse, je dois lui dire merci. Et c’est pourquoi j’ai souhaité que cette rencontre ait lieu avant même le début de la campagne proprement dite. Vous voyez, aujourd’hui, il y a deux groupes de candidats. Il y a ceux qui savent qu’il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire et qui travaillent à ce que nous sortions de la guerre et ceux qui font comme s’il n’y a jamais eu de guerre ici, et ceux-là, ils parlent de la Côte d’Ivoire en disant : “oui, on n’a pas fait ceci. On n’a pas fait cela”. Alors qu’eux-mêmes et moi, en des circonstances pareilles, nous prenions deux directions diamétralement opposées. Pendant que moi, je revenais d’Europe pour la Côte d’Ivoire, la plus part d’entre eux partaient de la Côte d’Ivoire vers l’Europe. C’est peut-être pour cela qu’ils disent qu’il n’y a pas eu la guerre ici. Alors, allez leur dire qu’ici nous avons connu la guerre. Et, ici, la guerre a détruit l’économie cotonnière du Nord, l’économie cacaoyère de l’Ouest, les usines du Centre. La guerre a fait que les capitaux sont partis de la Côte d’Ivoire pour aller s’investir ailleurs; des usines ont fermé. Mais, eux, ils ne savent pas qu’on a eu la guerre, parce qu’ils étaient ailleurs. Donc je voulais saluer la lutte des jeunes dans la résistance. Vous avez résisté. Nous avons résisté ensemble. Merci, vous les jeunes, merci vous les jeunes, merci vous les jeunes ! Vous avez aidé la Côte d’Ivoire et la Côte d’Ivoire doit vous aider. La deuxième raison pour laquelle j’ai décidé cette rencontre, c’est parce que je veux entendre les attentes des jeunes. Je veux savoir ce que les jeunes veulent. C’est pourquoi on a fait parler les jeunes.

C’est pourquoi je vais signer avec vous un engagement tout à l’heure. Un engagement électoral vérifiable dont vous garderez les copies et que vous allez suivre, et pour lequel les jeunes pourront demander des comptes si cet engagement n’est pas tenu. Parce que c’est trop facile de parler et puis de disparaître après. Il nous faut signer tout à l’heure en fin de ce discours, un engagement avec les jeunes concernant des points précis et si, demain, ces points ne sont pas tenus, les jeunes pourront me demander des comptes. Troisièmement, il faut dire aux jeunes que nous avons été ensemble depuis longtemps, depuis toujours. On dit que c’est moi qui ai lutté pour la démocratie. Mais je n’aurais jamais pu lutter sans les jeunes. Toutes les manifestations, toutes les marches, tous les combats, tous les meetings ici et ailleurs, ce sont les jeunes qui les ont menés. En 1990, en 1992, ce sont les jeunes. En 2000, ce sont les jeunes. En 2002, en 2003, en 2004, ce sont encore les jeunes. Merci à vous ! La Côte d’Ivoire vous dit merci. Laurent Gbagbo vous dit merci. Continuez de rester debout, car l’avenir de la Côte d’Ivoire, c’est vous. Bientôt, chers amis, bientôt la Côte d’Ivoire, indépendante aura 50 ans. Le 7 août 2010, nous fêterons le cinquantenaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Nous allons faire le bilan pour voir ce que nous avons fait. En 50 ans, qu’est-ce que nous avons fait pour le pays. Les jeunes ont tout fait pour que la Côte d’Ivoire soit indépendante aujourd’hui. Bernard Dadié a 94 ans. Mais, c’étaient les jeunes de 1949; c’est eux qui luttaient. C’est eux qui allaient en prison. Ils se sont battus, la Côte d’Ivoire a eu l’indépendance. Nous, quand nous étions jeunes, nous nous sommes battus pour que la Côte d’Ivoire ait le multipartisme et la démocratie. Vous les jeunes d’aujourd’hui, vous vous êtes battus pour que la Côte d’Ivoire ne connaisse pas la guerre, pour que l’Etat de Côte d’Ivoire fonctionne. Je voudrais dire à tous les Ivoiriens que notre priorité a été d’abord de faire en sorte que l’Etat de Côte D’Ivoire existe. Regardez la Somalie, on ne peut faire aucune politique pour aucun jeune parce qu’il n’y a pas d’Etat. Notre lutte a été d’abord de faire en sorte que les institutions de la République existent. C’est pourquoi les ennemis de la Côte d’Ivoire se sont battus contre la présidence de la République pour arracher les pouvoirs au président de la République et les donner à quelqu’un de non élu. Est-ce que ça c’est possible ? (Le public répond : Non!).

Nous ne l’avons pas accepté, ni à Marcoussis, ni à l’ONU, et personne ne peut changer notre constitution sans notre avis. Donc, il fallait préserver l’Etat. Nous avons préservé l’Etat et c’est parce que nous avons préservé l’Etat que nous avons signé l’Accord de Ouagadougou. Alors, aujourd’hui, il y a des gens qui se lèvent et s’attaquent à Soro Guillaume. On l’accuse d’être traître. Ah bon, il a trahi qui ? Moi, après l’Accord de Ouagadougou que j’ai signé avec Soro Guillaume, je lui ai proposé le poste de Premier ministre. Il a accepté. On avait un programme, c’est de ramener la paix et de faire les élections. Quelqu’un qui n’était même pas là, c’est toi qui te lèves pour dire que Soro est un traître ? Mais il a trahi qui ? Il était lié à eux par quel contrat ? Il faut qu’ils le disent. Soro Guillaume est un citoyen. C’est un jeune. C’est Soro Guillaume qui m’a présenté Charles Blé Goudé, Damana Pickas. Il a emprunté une voie à un moment donné ; il a vu que cette voie n’était pas bonne. Il fallait ramener la paix. Si quelqu’un dit qu’il a trahi, il faut qu’il vienne pour nous dire qui il a trahi et sur quel sujet il a trahi. Comme ça, on va savoir. Moi, il ne m’a pas trahi. Donc on attend que ces gens là viennent nous expliquer qui Soro a trahi et de quoi il les a trahis. Aujourd’hui, parler des jeunes en Côte d’Ivoire, c’est parler de la Côte d’Ivoire parce que 70 % de la population Ivoirienne sont jeunes. 70 % de la population Ivoirienne ont moins de 30 ans. Et si on ne réfléchit pas à la politique à mener pour ces jeunes-là on est perdus. Chers amis, j’ai écouté vos discours. J’ai écouté vos discours et je vais y répondre point par point.

D’abord, au niveau des jeunes qui sont à l’école parce qu’il y a des jeunes qui sont à l’école et il y a des jeunes qui ne sont pas à l’école. Pour les deux catégories de jeunes, il faut trouver des solutions. Pour les jeunes qui sont à l’école, le problème aujourd’hui avec la guerre, c’est que les enseignants ont fui la plupart des écoles et si on veut seulement considérer les écoles du primaire qui existent, il nous faut recruter 8000 enseignants. Nous allons le faire dès début janvier. Dés début janvier nous, allons vider tous les cafop et mettre les instituteurs dans les classes pour qu’on ait 8000 pour que toutes les écoles qui sont ouvertes aujourd’hui aient des maîtres. Mais ce n’est pas suffisant. Pour toutes les écoles, il nous faut créer des cantines scolaires. Les élèves qui ne mangent pas quittent l’école. Quand, dans un village, il n’y a pas de cantine scolaire, à la fin de l’année, il y a 50 % des élèves qui quittent l’école. Il nous faut fixer les élèves en multipliant les cantines scolaires, en les créant partout. Dans mon village à Mama, quand il n’y avait pas les cantines scolaires, il y avait 44 élèves au CP1; et quand on a mis la cantine scolaire, il y avait 74 élèves. On a été obligé de construire une 2ème école. Cette 2ème école attend sa cantine. Il faut que l’enfant qui entre au CPI ait au moins un repas par jour. C’est ce que nous allons faire. Sur les établissement du secondaire, c’est difficile; c’est difficile parce qu’on construit des collèges, on y envoie des professeurs, on y envoie des élèves. Mais les élèves n’étudient pas bien parce qu’ils n’ont même pas de tuteur. Vous prenez une fille à Ouragahio. Elle a eu l’entrée en 6ème. Vous l’envoyez à San Pedro. Mais elle va chercher quoi ?

Elle va chercher l’école ou bien un mari ? Parce que quand elle arrive à San Pedro, elle ne connaît personne. Elle est donc obligée d’aller de cour en cour pour chercher un logis. Et tous les hommes n’ont pas la moralité pour résister à l’attrait d’une jeune fille qui vient habiter chez eux. Oui, c’est pourquoi je prête une attention au jeune homme qui a demandé en votre nom qu’on refasse les internats. Nous allons discuter avec les conseils généraux et avec les communes pour voir si les conseils généraux ne vont pas prendre en charge la construction et le fonctionnement des internats. L’Etat prendra en charge la construction des écoles, des établissements scolaires et les conseils généraux prendront en charge le fonctionnement des internats. Nous allons y réfléchir. Il y, aussi les gens qui n’ont pas été à l’école, et ils sont nombreux, les jeunes qui n’ont pas été à l’école. Ou bien les jeunes qui ont été à l’école et qui n’ont pas été loin. Pour eux, nous allons créer le service civique pour qu’ils apprennent un métier. Mécaniciens, menuisiers, agriculteurs, etc. Mais les jeunes, regardez la Côte d’Ivoire. Il y en a qui vont à l’école qui ont la licence, qui ont le doctorat, qui ont l’agrégation. Mais il n’y a pas que ça sur la terre. Regardez la Côte d’Ivoire ! Sansan Kouao n’a pas le CEPE, mais il a plein d’argent.

Regardez Bléoué Aka! Bléoué Aka, il a 1000 hectares d’hévéa, 600 hectares de cacao, 400 hectares de café. Allez regarder! Il ne demande rien à personne, il n’emprunte rien à aucune banque. J’ai dit Sansan Kouao, Bléoué Aka, je dis Yao Fils Pascal, Brou Adou, Singoh Maniga. Il y a partout des gens qui s’enrichissent sans avoir été à l’ école. Alors nous allons construire des écoles pour que les jeunes sachent lire, écrire qu’ils sachent signer, qu’ils sachent parler avec les banques. Mais il n’y a pas que les diplômes qui donnent l’argent. Regardez Ouattara Zanga, président du conseil général de Ferkessédougou ! Il a un château à Pôgô. Je l’ai connu dans l’armée. Il n’est pas docteur, il n’est pas agrégé mais il a l’argent. Il faut qu’on travaille de telle sorte que les jeunes eux- mêmes puissent créer leurs emplois, puissent travailler. Pendant qu’on préparait ce meeting, vous avez découvert une photo que j’ai faite quand j’étais au CM2, sans chaussure; c’est pour vous montrer que je suis issu d’une famille pauvre. Et je suis fier que Magic System ait chanté le chant qu’il a chanté tout à l’heure. Aujourd’hui, nous ne sommes plus à l’époque où on vous demande qui est ton père. Qui sont tes parents? Quand nous étions jeunes, nous allions voir nos amis et puis à la porte on nous demande : “toi-là! Mais tu es de quelle famille? Je n’ai pas de famille, c’est moi-même. Je n’ai pas de famille, c’est moi-même ma famille.

Mais, aujourd’hui et d’après le chant de Magic System, on dit plus qui est ton père. ? On dit qui est ton fils. On dit voilà le papa de Gbagbo. On dit voilà le papa de Traoré. On dit voilà le papa de Drogba. Ça veut dire qu’il faut vous battre. Nous devons mettre à votre disposition les moyens pour vous battre. Nous allons créer le service civique. Il faudra y entrer. Nous avons créé le Fonds national de Solidarité. Ce fonds n’est pas très connu. Mais il faut que les jeunes sachent que c’est pour eux que nous faisons tout cela. Donc les jeunes gens, on peut être pauvre, on peut être misérable. Mais, demain, on peut arriver au sommet, si on a le courage. Mais beaucoup d’entre vous se découragent. Mais si tu pleures, tu pleureras toujours. Si tu pleures tu pleureras toujours. Donc, pour l’école, chers amis, nous allons faire une réforme en profondeur de l’Education nationale. Aujourd’hui, le CEPE, ça sert à quoi ? Si tu as le CEPE c’est que tu n’as pas encore commencé l’école. Quand nous étions petits, au moins avec le CEPE, tu pouvais devenir chauffeur. Mais, maintenant, tu ne peux pas devenir chauffeur avec le CEPE. Avec le CEPE, tu n’as rien. Je me propose de supprimer le CEPE, parce qu’il ne sert plus à rien. Je me propose de supprimer l’entrée en 6ème parce que c’est un goulot inutile d’étranglement. Nous allons donner une formation aux jeunes jusqu’à 16 ans. C’est-à-dire jusqu’après le BEPC. A partir de ce moment-là, les jeunes qui sont à l’école pourront choisir entre les filières d’enseignement professionnel et les filières d’enseignement général. J’ai vu là une pancarte des mécaniciens professionnels, des garagistes professionnels je vous salue au passage. Je vous salue au passage et en avant. Désormais, nous allons créer dix régions. Dans chacune des régions, il faudra une université.

Ce n’est pas une université qu’il faut, c’est 10 universités qu’il faut. Parce que les jeunes sont nombreux. Nous ne sommes plus 3 millions d’habitants, mais 20 millions d’habitants. Je vous promets que nous aurons 10 universités, une par région. Sinon les enfants qui ont leur BAC dans la région des Savanes, ils vont où ? Ils vont à l’école où ? Pour venir remplir Yopougon ? Pour venir remplir Abobo ? Pour venir remplir Koumassi sans savoir où aller à l’école? Non ! Ils vont avoir leur université à Korhogo. On aura une autre université à Odienné. Ensuite, ce dont les jeunes ont besoin, c’est de l’emploi. Nous allons faire un programme d’emploi assisté. C’est-à-dire que nous allons faire des contrats-plans avec des entrepreneurs. Celui qui embauche les jeunes, on lui retire un peu d’impôts, de telle sorte que nous comptions créer 830.000 emplois directs sur 5 ans. Soit 166.00 emplois par an. Nous allons le mettre en œuvre. Les jeunes, c’est ce que je veux faire pour vous. C’est ce que nous allons faire ensemble. Chers amis, nous sommes venus discuter entre nous. Je ne suis pas encore en campagne. Mais comme la campagne approche je voudrais dire deux mots sur des phrases qu’on entend ici et là. Il y a des candidats qui disent : “oui, il ne faudra pas vous laisser éliminer des listes électorales. Il faut résister”. Mais je voudrais leur répondre que ce n’est pas moi qui ai été chercher la SAGEM. C’est eux qui n’ont pas confiance en leur pays et qui sont allés absolument chercher une structure privée étrangère.

J’ai dit : “Il n’y a pas de problème”. La SAGEM a travaillé et la SAGEM dit qu’il y a 2.700.000 personnes qu’on ne trouve pas. On ne sait pas d’où ils sortent. J’ai appelé les gens de la SAGEM et les gens de la CEI. J’ai dit :“Bon ! Allez encore fouiller dedans. Utilisez d’autres méthodes et cherchez”. Ils ont trouvé 800 mille personnes. Maintenant il y a 1.911.000 personnes qu’on ne retrouve pas. Ce que la loi dit, c’est que maintenant, on doit afficher la liste électorale de ceux qui vont voter. Et puis ils nous disent : “Non, ne vous laissez pas éliminer”. Mais comment vont-ils se laisser éliminer? Celui qui n’est pas dessus, c’est qu’il y a quelque chose. C’est qu’il y a quelque chose. C’est qu’il y a problème. Même à Mama, dans mon village, il y a 150 qui ne sont pas sur la liste. Est-ce que moi, je crie. Est-ce que je dis aux gens de Mama de faire des bagarres ? A Zouan-Hounien, Il y a 60 % des gens qui ne sont pas sur la liste. Est-ce qu’on leur dit d’aller faire des bagarres? Il y en a qui font comme si c’est eux seuls qui savent faire des bagarres. Allez leur dire que le temps des bagarres est fini, et que, maintenant, c’est le temps des élections pour qu’on sache en Côte d’Ivoire qui est qui et qui pèse quoi. C’est tout ! Donc moi, je vous dis quand l’affichage va commencer, on aura un mois pour le contentieux. Allez tranquillement là où vous vous êtes fait enregistrer. Regardez si votre nom est sur la liste, et venez vous asseoir. Si votre nom n’y est pas, vous allez vous plaindre à la CEI. Et si vous avez votre récépissé et que vous avez raison, on vous ajoute sur la liste doucement, doucement, doucement, doucement.

La guerre est finie. Aujourd’hui, nous voulons aller aux élections pour voir qui va gouverner la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas le peine de faire comme s’il y en a qui sont prompts à faire la guerre. Nous, nous voulons la paix chez nous. Dans notre pays on veut la paix. Notre pays qui nous a vu naître, qui nous a vu grandir, on veut la paix ici. Il y a des gens dans toutes les régions qui ne se sont pas retrouvés sur la liste. Mais ils ont un mois pour vider le contentieux et les magistrats ont en plus 8 jours. C’est la première remarque que je voulais faire. La deuxième remarque que je voulais faire, c’est que cette guerre a laissé des profonds stigmates. Je suis heureux aujourd’hui de travailler avec Soro Guillaume la main dans la main et les élections vont avoir lieu. Il ne faut pas que les gens croient le contraire. On va allez aux élections pour voir qui est qui ici. Est-ce que vous êtes prêts? (Le public répond “Oui”). Il y en a qui disent qu’on n’a pas fait grand-chose pour eux. Il faut aller leur dire qu’on n’a pas fait grand-chose parce qu’il y avait la guerre. Je ne connais pas un pays où on fait quelque chose pendant la guerre. Pendant la guerre, on fait la guerre pour sortir de la guerre. Dieu merci, nous avons eu l’Accord de Ouagadougou; nous sommes sortis de là. Jeunes gens de Côte d’Ivoire, jeunes filles, je compte sur vous. Est-ce que vous êtes prêts pour les élections ? (Le public répond: “Oui”) Maintenant, je vais signer avec vos représentants l’engagement qui va me lier à la jeunesse. Après les élections, si vous m’élisez, il y a des choses que je dois faire. Ça va être dans l’engagement que je vais signer. Et si quelqu’un passe chez vous pour voir, dites lui que moi, j’ai un engagement. Est-ce que tu veux signer aussi un autre? Parce que venir parler et partir, c’est trop facile. Nous allons signer notre engagement.

Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse la jeunesse de la Côte d’Ivoire. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.


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PostPosted: 15/11/2009 20:52:49    Post subject: Laurent Gbagbo : Une chance pour la Côte d'Ivoire ? Reply with quote

2002-2009 - Laurent Gbagbo : 7 ans de résistance héroïque à la France

 
 
 
 
 
 samedi 14 novembre 2009 - Par Notre VoieTaille des caractères
      

de Notre Défi par DR
La Côte d’Ivoire a amorcé, à coup sûr, la dernière étape de sa sortie de crise, avec le dépôt des candidatures de tous les prétendants au fauteuil présidentiel. Elle a, également, entamé, avec courage, la délicate question de la confection de la liste électorale. Au moment où la Nation ivoirienne s’apprête à clore un sombre chapitre de son existence et à boucler 50 ans de son histoire, il nous apparaît important de faire son bilan. Précisément celui de ses rapports avec la France, la puissance colonisatrice, depuis la prise du pouvoir du socialiste Laurent Gbagbo. Quelles relations le pouvoir de Gbagbo a entretenues ces 7 dernières années (2002-2009) avec les régimes successifs des présidents français Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ? La réponse à cette question, en sourdine, sera au cœur des débats lors des joutes électorales. Et, par ricochet, elle permettra d’identifier celui des candidats ivoiriens qui a fait plus preuve de patriotisme. Sur ce chapitre, un fait saute aux yeux. Le président Gbagbo, par son intelligence politique, sa capacité à résister, a su éviter à la Côte d’Ivoire l’humiliation d’être recolonisée. A bas Marcoussis, vive Ouaga ! Le 19 septembre 2002, la Nation ivoirienne fait face à une attaque armée. C’est une tentative de coup d’Etat qui, devant la résistance des forces loyalistes, se mue en rébellion. Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis octobre 2000, est face à la plus grave crise de la Côte d’Ivoire moderne. Conformément à l’accord général de défense du 24 avril 1961 en vigueur entre la France et son pays, il sollicite l’aide militaire de Paris. (Articles 1, 2 et 6 de l’accord de défense). En effet, l’article 1 de cet accord stipule que “la République française, la République de Côte d’Ivoire (…) se prêtent aide et assistance pour préparer et assurer leur défense”. Le président Gbagbo se voit, pourtant, privé de ce droit par le président français Jacques Chirac, qui lui oppose une fin de non recevoir. Par personne interposée. A partir de cet instant, le chef de l’Etat ivoirien fait preuve d’une grande intelligence politique. Il expérimente toutes les postures tendant à faire croire à la suprématie du pays de Chirac. Il se plie à la volonté de ce chef de l’Etat français. En lieu et place d’une aide pour faire battre en retraite les rebelles, le président Chirac choisit d’envoyer sur place une force française placée sous mandat de l’ONU. Elle est chargée de s’interposer entre les belligérants. Ainsi cette force française, baptisée “la Licorne”, pouvait-elle se permettre d’avoir une zone tampon. Cette force formalise, de fait, la division en deux du territoire ivoirien. Il y a désormais les zones sous contrôle rebelle (nord, ouest et centre) et celles sous influence gouvernementale (sud). Les deux parties séparées par une zone tampon officiellement démilitarisée. Mais, en réalité, contrôlée par la force Licorne. “La Licorne” devient un moyen de pression sur les autorités ivoiriennes. Elle permet donc à Paris d’être partie prenante dans les négociations politiques. La France est devenue de facto partie prenante et un acteur intéressé de la crise. Elle torpille, de ce fait, les accords de Lomé (Togo) et initie ceux de Linas-Marcoussis (France) du 15 au 26 janvier 2003. Elle convoque une réunion entre les principaux acteurs politiques ivoiriens et, sous la dictée du constitutionaliste français Pierre Mazeau, elle tente de réécrire la Constitution de la Côte d’Ivoire. Ces accords recommandent le maintien du président élu au pouvoir, la mise en place d`un gouvernement de réconciliation nationale intégrant des représentants de la rébellion et la mise en œuvre d`un programme abordant les principaux sujets définis comme étant à l`origine de la crise ivoirienne. Laurent Gbagbo fait le mort. Durant toutes ces intrigues, le président fait mine d’être défait. Il se rend au sommet de Kléber (France) le 26 janvier 2003. Il y retrouve les présidents Jacques Chirac, Thabo Mbeki et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. La pression est grande sur le socialiste pour qu’il lâche du lest sur des aspects touchants à la souveraineté de son pays. Gbagbo plie sur certains aspects. Il désigne un autre Premier ministre, Seydou Diarra, qui n’est pas de son bord politique. Mais il s’arc-boute sur la Constitution en vigueur. Il fait preuve d’une clairvoyance politique en adoptant cette démarche. Il sauvegarde la virginité de la constitution ivoirienne qui fonde son existence et qui fait de lui la clé de voûte du régime présidentiel qui prévaut dans son pays. Il accepte l’ouverture de son gouvernement à l’opposition armée et civile. A la pratique, la France “chiraquienne” se rend à l’évidence que ses poulains (Guillaume Soro, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié…) ne font pas le poids. Elle sponsorise la création du MPCI. Elle crée le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), à Paris, le 18 mai 2005. C’est un regroupement de 4 partis (le PDCI, le RDR, l’UDPCI et le MFA) dirigés par les héritiers d’Houphouet-Boigny, premier président ivoirien. Ils ont en commun la haine du président Gbagbo, coupable, à leurs yeux, de leur avoir ravi le pouvoir qui leur avait été laissé en héritage. Malgré le soutien à peine voilé du tuteur gaulois, ils sont à la peine. Ils ne réussissent aucune action d’envergure pouvant ébranler le régime en place. Paris, pourtant, poursuit sur sa lancée. Cette fois, elle tente d’isoler, sur le plan diplomatique, le président Gbagbo. Le Burkina Faso et le Sénégal sont courtisés, félicités et cités en exemple pour des prétendues avancées de la démocratie. Ouagadougou reçoit un sommet de la Francophonie du 13 au 21 mars 2004. Dakar est, également, aux anges quand le numéro “un” Français y effectue une tournée. L’objectif est d’isoler Abidjan et de le présenter comme infréquentable. Le président Gbagbo, qui sait aller à l’essentiel, apporte la réplique nécessaire. Il imagine une solution africaine de résolution d’une crise. Devant l’échec de toutes les autres inspirées par le président Chirac. Il accorde, d’abord, du crédit à la médiation de l’ex-président sud africain, Thabo Mbeki. Et, ensuite, il imagine une autre formule. Il réussit, en dehors de toute médiation française, à signer un accord avec ses ennemis d’hier. Après “un dialogue direct”, il arrive à faire de Guillaume Soro son Premier ministre le 29 mars 2007. Gbagbo selle ainsi le sort de la France “détentrice” de toutes initiatives sur ses colonies par le passé. Il réduit du coup son influence politique dans ses ex-colonies et interpelle les consciences africaines sur le fait qu’elles doivent compter d’abord sur elles-mêmes pour résoudre leurs crises. L’accord de Ouaga, signé le 4 mars 2007, a prouvé son efficacité là où celui de Marcoussis a échoué. Lamentablement. Artillerie de guerre contre des mains nues L a résistance du président Gbagbo face à la France n’a pas été que politique, elle a été aussi militaire. Il est, il faut le faire remarquer, le chef suprême des armées ivoiriennes. A ce titre, il est le garant de toutes les stratégies adoptées pour faire front contre l’ennemi. Quand survient la crise ivoirienne en 2002, il ne repousse pas la force militaire française, la Licorne, qui s’invite de la manière la plus surprenante dans la crise. Il ne la chasse pas de son territoire quand elle parcourt villes et hameaux de manière suspecte à la recherche d’informations autres que celles qu’elles devraient rechercher. Il ne la congédie pas quand elle laisse faire les rebelles dans les zones tampons ou sous leur occupation. Il voit bien, mais ne dit rien quand elle commet des exactions et des abus de toutes sortes. En effet, l`armée française a été impliquée dans l’affaire du meurtre de Firmin Mahé, un civil ivoirien arrêté le 13 mai 2005 par les soldats de la Licorne. De même, il observe un silence surprenant et fait preuve d’une maîtrise de soi étonnant quand la Licorne, couplée au 23ème BIMA, détruit toute la flotte aérienne de la Côte d’Ivoire le 4 novembre 2004. Alors qu’elle n’est pas partie prenante (du moins officiellement) dans le conflit et qu’elle n’a été l’objet d’aucune provocation. La France prétend le contraire, mais elle n’a jamais apporté la preuve sur un éventuel incident entre ses troupes et les forces loyalistes ivoiriennes. Le fait le plus révélateur du silence intelligent de Gbagbo face à la barbarie française s’est déroulé, du 4 au 9 novembre 2004, devant l’Hôtel Ivoire, au Plateau et dans d’autres quartiers d’Abidjan et villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire. L’armée française a massacré des Ivoiriens aux mains nues ; des innocents qui ne manifestaient que pour réclamer la reconnaissance de la dignité et de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Le bilan de cette tuerie inutile a fait 90 morts et 2537 blessés, selon des sources. Le silence de Gbagbo avait pour objectif, nous le pensons, de montrer à la face du monde les exactions de la France. Qui, au moyen de la force brutale, entendait soumettre un peuple souverain. Le président ivoirien n’aime pas voir souffrir son peuple à qui il a consacré une grande partie de sa vie. Mais il lui fallait gérer cette période de terreur avec sagesse. Il fallait rester calme, ne pas céder à la provocation pour ne pas donner l’occasion à cette puissance militaire, dont on dit qu’elle est la 4ème au monde, de légitimer sa violence. Tout le monde a donc vu la France, ce Goliath, s’acharner sur le petit David ivoirien qui a d’ailleurs fini par l’avoir à l’usure. Grâce à une communication intelligente et massive, le reste de la planète a découvert les atrocités françaises sur les Ivoiriens. La ministre de la Défense française de l’époque, Michèle Alliot-Marie, a eu du mal à convaincre le monde sur les bonnes intentions de son pays en terre Ivoirienne. 21 résolutions ont échoué… La France a été active également sur le plan diplomatique. Elle a l’initiative des résolutions en ce qui concerne les crises sur la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité de l’ONU. Et elle a profité de ce privilège pour régler ses comptes, faire des coups tordus au régime légal à Abidjan. Durant toute la crise qui a frappé la Nation ivoirienne, elle n’a produit que des résolutions allant dans le sens de la réduction de la souveraineté ivoirienne et d’arracher le pouvoir au président élu Laurent Gbagbo pour le remettre à ses premiers ministres successifs (Seydou Diarra, Charles Konan Banny). Elle a vu toutes ses résolutions fondre à la lumière des exigences nationales. Le peuple, et le président avec, a réaffirmé la primauté de la Constitution sur toutes les autres lois, résolutions et autres recommandations. On dénombre 21 qui n’ont pas eu l’effet escompté (de la 1464 du 4 février 2003 à la 1727 du 16 décembre 2006). Le président français Nicolas Sarkozy a poursuivi l’œuvre de Jacques Chirac, son prédécesseur. Après un bref moment d’entente entre Abidjan et Paris, Sarkozy s’est montré menaçant. Et c’est Libreville (Gabon), lors des obsèques de feu Omar Bongo Ondimba, le 16 juin 2009, qui lui donne l’occasion d’exprimer son aversion pour Gbagbo. En marge de ces funérailles, il tient une conférence au cours de laquelle il discrédite le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire. Il brandit son pessimisme sur la volonté des autorités ivoirienne d’aller aux élections présidentielles. Il affirme ne pas croire “aux promesses fallacieuses” du président ivoirien en faisant allusion à la date de ces joutes électorales fixées au 29 novembre 2009. Une critique violente et irrévérencieuse qui a surpris plus d’un. Parce que, tout le monde le sait, les dates des élections ivoiriennes sont fixées par la Commission électorale ivoirienne (CEI), après avis des opérateurs techniques impliqués dans le processus. Ce n’est qu’au bout que le gouvernement entérine cette décision. Cette logique échappe visiblement à Sarkozy qui récidive, dans sa haine pour Gbagbo, au cours d’un déjeuner de travail, le 17 juillet 2009, avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, à New York (Etats-Unis). Il qualifie son homologue ivoirien de n’être pas “digne de confiance”. Il regrette de ne pas pouvoir intervenir militairement en Côte d’Ivoire pour balayer le régime de Gbagbo. Depuis ,les relations entre Abidjan et Paris, si elles existent toujours, sont quelque peu tièdes. Serge Armand Didi sardidi@yahoo.fr

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